Ceci ne va pas être un article très drôle, alors pour contrebalancer un peu j'ai également écrit un article plus dans l'humour (d'où les deux articles d'un coup). Je n'aime pas écrire des choses tristes en général, mais je pense qu'il fallait vraiment que je publie celui-là, pour les raisons que je vais expliquer.
Ce soir, dans une résidence, avait lieu une sorte de, dirais-je, commémoration pour les personnes victimes de l'attentat en Norvège, il y a deux mois; et elle était organisée par les norvégiens du collège. J'y suis allée...bon en fait, j'avais complètement oublié. Mais après avoir dansé dans ce qu'on appelle ici « la salle des miroirs », j'ai croisé Ghita (Maroc) qui s'y rendait. Alors bien sûr, je l'ai accompagnée.
Je ne m'attendais pas à trouver autant de monde. Parce qu'il y avait du monde. On était tous serrés et unis, et lorsque la cérémonie a commencé j'ai été étonnée. Etonnée par l'émotion et l'intensité qui se dégageait de chacun, et surtout des quatre norvégiens qui lisaient poèmes, pensées et discours. Etonnée également de voir des gens du monde entier pleurer pour ces morts – et j'avoue, moi y compris. Pas pleurer à chaudes larmes, non, nous n'étions pas tous les mouchoirs à la main en train de créer un second Mississipi.
Etonnée de cette minute de silence intense, faite par des jeunes dont aucun ne dépassait l'âge de 18 ans.
Etonnée de cette compassion, de ces embrassades à la fin.
Etonnée de ce silence qui a duré plus d'une minute, et qui a finalement duré jusqu'à le retour de chacun dans les résidences.
Enfin, je veux dire, souvent les minutes de silence, c'est une minute de silence, et puis après « On va boire un coup ? » ou « Allons manger un bout », ou « Qu'est-ce tu fais ce soir ».
Et là, c'était très étrange.
Je voulais poster ce message, parce que je pense qu'UWC, c'est ça aussi ; se réunir et être unis face à un acte de violence extrême.
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