vendredi 30 septembre 2011

Peace One Day

ON EST A LA TELEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE OUAAAAAAIIIIIIIS !
Certes, c'est la télé italienne et on ne comprend pas tout, mais tout de même. C'est la télé.


Cliclic ici, rdv à  20min15 !



Petite explication : la semaine dernière, le 21 Septembre plus exactement, a eu lieu le Peace One Day, journée officielle de la paix. En tant qu'UWC, on ne pouvait définitivement pas rater ça ! (même si Henry, mon prof de World Arts and Cultures, a prédit quelques réactions sceptiques face à des jeunes en tenue du monde entier en tain de clamer "peace and love"...)
Toute la journée donc, ont eu lieu des conférences, notamment avec l'ancienne Ministre de la Défense finlandaise, Elizabeth Rehn - qui lutte pour l'égalité des femmes. Puis diverses "activités", discussions ouvertes, sur les conflits dans le monde, sur les moyens de les résoudre, etc.

Dans l'après-midi, nous sommes tous allés à Trieste, et on a fait un spectacle dans la rue (d'où la "pseudo Polka" de la dernière fois). Chants, danses, discours, histoire d'attirer les gens pour la suite : un défilé dans les rues de Trieste, avec les drapeaux et une fanfare. Une minute de silence, accompagnée d'une trompette solitaire ; puis nous avons jeté des roses dans la mer.



Diversité culturelle....




Oh et puis tant qu'on y est...le lien suivant est une sorte de concours de blogs, donc n'hésitez pas à voter pour moi en cliquant la dessous...et puis en plus, on peut voter une fois par jour, n'est-ce pas merveilleux ?

jeudi 29 septembre 2011

Sleeping beauty se réveille d'un baiser d'un moustique affamé....

Aujourd'hui, je suis en PLEINE FORME ! Et pourtant, c'est la fin de la semaine...
(Note : en fin de semaine, en général, je suis en mode "coma". En cours, je n'essaie plus de suivre, non : j'essaie de garder les yeux ouverts. C'est autrement plus difficile.)

Cela pour plusieurs raisons :

1) Jeudi n'est pas censé etre la fin de la semaine en vérité, mais il se trouve que demain, jusqu'à dimanche soir, je suis en VACAAAANCES ! (youpiiii) J'étais censée partir en Slovénie, mais pour diverses et variées raisons, je n'y vais pas. Cela dit, nous sommes plusieurs dans mon petit groupe habituel à rester dans les parages. C'est pas bien grave, Slovénie sera pour une prochaine fois, et puis on pourra en profiter pour se perdre ensemble à Trieste. Ou regarder des films. Ou juste dormir. Ou parler des potins du lycée (c'est peut-etre une des parties les plus intéressantes.). Ou faire cet exposé de World Arts and cultures qui traine, sur le Bénin....Avec mon partenaire, Nimanja de Serbie, on va faire un spectacle de marionnettes pour ça...je crains le pire.Au moins, c'est ludique.

2) La deuxième raison est que je suis malade depuis mardi. Je ne voulais pas, mais hier matin après mon controle d'italien ou j'ai du user d'une énergie hors du commun ("Il signore Rossi è...è....Marie, réveille toi...non tu ne meurs pas...pense à cette tartine de nutella que tu te feras après...et essaie d'écrire ce fichu verbe correctement..."), j'ai craqué et je me suis inscrite sur ce qu'ils appellent ici la "sicklist", ce qui est en fait un synoyme de "prisonnier de ta résidence". Il faut donc etre vraiment mal pour décider s'inscrire sur cette liste, parce qu'on est consignés dans la résidence avec interdiction d'en sortir de toute la journée. Meme pour manger, il faut que quelqu'un nous apporte la nourriture.
C'est dire dans quel état j'étais et j'ai donc dormi plus ou moins tout l'après midi - et j'ai écopé du surnom "sleeping beauty" de mes deux roomates parce qu'à chaque fois qu'elles sont venues dans la chambre, je dormais profondément.
Du coup aujourd'hui, je suis en pleine forme. Malade encore certes, mais en forme, du moins assez pour trainer vers les salles de cours (et puis un cappucino ça aide aussi.).

Malheureusement, maintenant, je dois aller en maths. Mais ce matin, en philo, j'ai appris que le philosophe Sénèque conseillait de "se préparer" aux choses, afin de ne pas etre surpris si cela tourne mal. En gros, il conseille d'etre pessimiste (gros résumé)
Je vais donc appliquer cela :

En maths, de toute façon, je ne vais rien comprendre mais je vais essayer quand meme, je voudrais certainement jeter tout le monde dans une poubelle, déchirer ce cahier empli de signes chinois, et puis voilà. Je vais arriver en retard et en plus il y aura la queue à Mensa après.

Euh...c'est un peu trop pessimiste, hein...je préfère penser que je ferai de mon mieux et puis on verra...en général, ça marche. Il suffit de ne pas paniquer quand je ne comprends pas du premier coup (facile à dire hein ?)
Mais après, j'ai mon "social service" que j'adore (j'expliquerai exactement ce que c'est quand je le commencerai en vrai, en octobre ; pour le moment ce sont juste des réunions pour décider) , et mon cours de français qui est franchement super intéressant...bon, pas très joyeux parce que le sujet est la littérature des camps (de concentration, extermination, etc.), mais c'est tout de meme passionant.

J'adore ce Collège et la vie ici.


 Je vis dans une Kasbah.
(ou quand Marie décide de faire sa lessive, il pleut.)

lundi 26 septembre 2011

Je ne veux pas travailler, je ne veux pas déjeuneeer...

J'ai eu quelques échos divers ces derniers temps, que je pourrais peut-être énumérer mais, faisons les choses de façon concise et résumons ces échos en une petite phrase :
...mais que fait-elle là-bas, c'est les vacances toute l'année, elle ne travaille jamais ?! (et des variantes, genre, camp de vacances, camp d'été, voyage organisé...)

Mettons les choses au clair. Malheureusement, ou heureusement, selon les points de vue, il faut effectivement travailler. Et travailler de manière assez considérable.
Je me suis rendue compte ici qu'en cours, durant toutes les années précédentes, je n'ai jamais vraiment été fond en train de suivre – à mon grand désarroi parce que maintenant, je suis obligée de me concentrer à 100% sur ce qui est en train de se passer devant moi en cours...parce que c'est dans une langue différente, déjà et surtout, et aussi parce que ce n'est pas foncièrement aisé, si je puis dire.

Et puis, franchement, ça n'interesserait personne de savoir combien de temps je passe sur mes devoirs, et combien de temps je passe à désespérer devant les maths – quoique, ça va mieux maintenant, parce qu'on utilise l'instrument du prophète des maths : la calculette.

Donc, effectivement, on travaille ici ! Eh oui. Ca nous arrive à tous parfois ! Mais le travail est aussi faire le CAS (Créativité, Action (= Activité physique en français normal), Service) et y consacrer du temps...Ce CAS compte pour le bac au même titre que les matières dites ''purement scolaires.''
Le travail, c'est aussi organiser des projets, des journées, des spectacles...

Ce que je veux dire, c'est que si ''travail'' est uniquement passer la journée à faire des devoirs...ce serait très bête d'être venue ici. Donc si je passe du temps à mes devoirs, plus de temps que l'année dernière certes, je passe également du temps à d'autres activités. Qui sont également du travail.

Une autre chose : ce n'est pas parce qu'on s'amuse en cours, qu'on aime même ces cours, qu'on prend du plaisir à faire du bénévolat, à venir à son activité physique ou créative (enfin, pour moi...j'ai 5 activités créatives, toutes dans la musique...sauf le théâtre.). Bref, cen 'est pas parce qu'on prend du plaisir que ce n'est pas travailler. Travailler serait-il vu comme une obligation qui devrait être un supplice ?!






Trieste da sola

Il y a quelque chose de très précieux au collège, qui manque cruellement à plus ou moins tout le monde ; c'est l'intimité et la solitude. Parfois c'est très bien d'avoir toujours du monde auprès de soi, ça empêche de penser à des choses tristes et on rit toujours beaucoup ; mais parfois, on est juste dépassés. Et on en a assez de parler, d'entendre du bruit, bref, comme chacun l'a toujours au moins une fois ressenti dans sa vie. Si vous arrivez à vous en accomoder, c'est très bien ; sinon, vous avez différentes solutions :
  • Vous jeter par la fenêtre
  • Egorger tout le monde
  • Hurler dans la salle commune en massacrant ce type qui parle espagnol et qui est persuadé que tout le monde veut l'écouter chanter son Jason Mraz (bien que j'adore Jason Mraz, mais franchement, à onze heures du soir quand on essaie de "skyper" avec nos familles, c'est assez lourd.)
  • Ou, éventuellement, aller seul(e) dans une ville différente.
J'insiste sur le ''ville différente'' parce que Duino est assez petit et peu fréquenté par des jeunes à part ceux du collège et on rencontre toujours des gens qu'on connaît un peu partout.
Beaucoup font ça, comme Anna du Canada, alors j'ai décidé d'essayer.
Alors encore une fois...
Me voilà seule à Trieste ! (et la dernière fois, c'était seulement une heure...là, une après-midi entière...)
J'adore cette ville. Elle est vraiment belle, remplie de gens qui parlent une belle langue ; et chaque rue, chaque tournant recèle de surprises, de bâtiments anciens et historiques, des maisons colorées, des boutiques, pâtisseries, et ces sortes de petites épiceries typiquement italiennes avec des produits typiquement italiens.
Persuadée que seule, chaussée de mes lunettes de soleil et marchant d'un pas décidé, j'allais passer pour une vraie italienne (ERREUR grossière erreur), je me suis lancée vers une des principales ''piazza'' de la ville. ; là où on peut longer le Canal et contempler une église géante et absolument magnifique.
Je ne sais pas comment j'ai eu cette chance mais je suis tombée sur un marché gigantesque, que j'ai supposé être – déduction d'une intelligence inéluctable- LE MARCHE DE TRIESTE.
Tout de suite toutes sortes d'odeurs sont venues à moi : le prosciutto, le fromage, la barbe à papa, les marrons chaud, la transpiration du monsieur qui marche devant (bon, là, c'était dégoûtant, désolée pour cette affreuse image), les bonbons, les crèpes, les glaces, les fleurs...
Et comme il faut toujours chercher le compliqué...j'ai encore pratiqué ce que j'ai désormais appelé LA RENGAINE DES DOV'E.


MARIE PAUMEE, qui a tout de même pris la précaution de regarder sur son petit guide de conversation italien avant toute possible discussion : Scusate...euh...scusi...ou scusa, signora...dov'é...la panetteria ? You know...panetteria. Paaaa. Neeeet. Teeee. Riiiiaaaaa.

Question de méthode : toujours demander aux vieilles dames. Et aux vieux monsieurs seulement s'ils ont une tête souriante (avez-vous remarqué que les personnes âgées gardent l'expression qu'elles ont eu pendant toute leur vie ?). Les autres sont trop pressés, marchent trop vite, et répondent trop vite. Ou ne répondent pas.

La première fois que j'ai posé la question, je suis très bien tombée. Une vieille dame, perdue dans ses pensées et dans son cardigan bleu, souriante et avenante dès que je lui ai adressé la parole.
(Euh, juste une chose. Je devrais comprendre parfaitement l'italien. Ce n'est pas le cas.)
Elle m'a donc expliqué, j'ai hoché bravement la tête, genre ''oh oui bien sûr suis-je bête c'était donc çaaaa''.

GENTILLE VIEILLE DAME : Siiii siii vai a la destra poi a la sinistra, subito subito...

Jusque là, je comprends à peu près. Mais elle s'est mise à me parler et parler, et a décidé de m'accompagner jusqu'au coin de la rue. J'ai fini par reconnaître une question déjà vue et revue dans son flot de paroles. J'y ai donc répondu avec gloire et fierté.

MARIE toujours aussi PAUMEE : No, non sono italiana. Sono francese. (cf p. 2 manuel italien)

GENTILLE VIEILLE DAME, trop gentille peut-être : Ooooh (bon, j'écris en français mais elle parlait italien), bon alors, il faut aller à la boulangerie Giiiorgi...oui, Giiiooorgi, ici c'est pas comme le pain à Paris, mais celle là, c'est mieux, oui, oui, c'est mieux, viens, viens...

En plus les italiens ne m'aident pas beaucoup à pratiquer leur langue, les ingrats. J'essaie toujours de communiquer dans cette langue que, c'est vrai, je massacre, mais ils me répondent toujours en ANGLAIS.
Quand j'ai acheté ma glace (une des phrases que je répète le plus souvent à ce collège, mis à part grazie et scusi, toujours en mangeant quelque chose, doit certainement être : ''oooh I'm getting faaat'' (ce que l'on pourrait traduire par : ''Oh, par la grâce du seigneur, je sens que cette glace triple chocolats se dirigera promptement vers mes hanches'')), au tiramisu, d'ailleurs, dans une vraie boutique italienne perdue où seuls les vrais italiens font la queue le vendeur m'a parlé anglais me voyant me débattre avec les parfums ; quand j'ai acheté une tranche de jambon cru, le fameux prosciutto pour manger le soir (au lieu de manger cette pseudo nourriture italinne de mensa...non que ce soit vraiment horrible, en fait, c'est juste que ce n'est pas vraiment italien) m'a également répondu en pseudo anglais....


Remarque, une fois, quand je suis arrivée après avoir demandé cinq fois (cinq fois. Et finalement, je n'ai pas trouvé la boulangerie, je suis allée dans une épicerie.), pour acheter du pain, que j'ai dit ma première vraie phrase italienne....roulement de tambour....
AVVETE PANE PER FAVORE ?
(traduisons approximativement : Avez vous pain s'il vous plait ?)
Non, pas de faute de frappe. Je crois qu'en italien, il y aussi quelque chose entre « avvete » et « pane », mais peut-être la vendeuse a t-elle pensé que j'étais tellement italienne que je mangeais les mots, parce qu'elle m'a répondu en italien. La classe.

Mais heureusement ensuite je suis passé devant un étal où tout était écrit en français et anglais, et j'ai reconnu l'accent des hommes qui le tenaient.

  • Oune smile, mademoiselle ! Oooh thank you !
  • Vous pouvez me parler français aussi hein, si jamais ça vous arrange...

On se sent tout de suite solidaires dans ces moments là. On vient du même pays, on parle la même langue et on est perdus dans une contrée italienne.
On a parlé un peu, je me suis dit que quand même, ils auraient pu m'offrir un morceau de nougat ou un truc, en guise de solidarité, mais enfin.


Et j'ai failli fondre de plaisir quand un monsieur, dans un magasin (dans lequel, en entrant, je me suis prise la porte sur le nez ; vous savez ces portes automatiques qui je ne sais pas pourquoi n'ont pas voulu rester ouvertes pour mon humble personne.....) a dit à sa femme un truc genre :
'' Pousse-toi, laisse passer la fanciulla" (j'avoue que la phrase n'était pas très agréable pour la femme cela dit...) Je crois que ça veut dire jeune fille, ou un truc comme ça, mais on dirait un titre suprême, quelque chose de spécial. Comme s'il m'avait fait une faveur en m'appelant ainsi.
Eh, les gars, je suis une fanciulla. Eh oui. Ca vous en bouche un coin, hein ?




Mon agenda.
             Il y a des profs qui s'amusent....                                              ...et il y en a d'autres qui s'amusent   aussi, mais pas vraiment de la même manière (ps : c'est vraiment un devoir.)