(Note : en fin de semaine, en général, je suis en mode "coma". En cours, je n'essaie plus de suivre, non : j'essaie de garder les yeux ouverts. C'est autrement plus difficile.)
Cela pour plusieurs raisons :
1) Jeudi n'est pas censé etre la fin de la semaine en vérité, mais il se trouve que demain, jusqu'à dimanche soir, je suis en VACAAAANCES ! (youpiiii) J'étais censée partir en Slovénie, mais pour diverses et variées raisons, je n'y vais pas. Cela dit, nous sommes plusieurs dans mon petit groupe habituel à rester dans les parages. C'est pas bien grave, Slovénie sera pour une prochaine fois, et puis on pourra en profiter pour se perdre ensemble à Trieste. Ou regarder des films. Ou juste dormir. Ou parler des potins du lycée (c'est peut-etre une des parties les plus intéressantes.). Ou faire cet exposé de World Arts and cultures qui traine, sur le Bénin....Avec mon partenaire, Nimanja de Serbie, on va faire un spectacle de marionnettes pour ça...je crains le pire.Au moins, c'est ludique.
2) La deuxième raison est que je suis malade depuis mardi. Je ne voulais pas, mais hier matin après mon controle d'italien ou j'ai du user d'une énergie hors du commun ("Il signore Rossi è...è....Marie, réveille toi...non tu ne meurs pas...pense à cette tartine de nutella que tu te feras après...et essaie d'écrire ce fichu verbe correctement..."), j'ai craqué et je me suis inscrite sur ce qu'ils appellent ici la "sicklist", ce qui est en fait un synoyme de "prisonnier de ta résidence". Il faut donc etre vraiment mal pour décider s'inscrire sur cette liste, parce qu'on est consignés dans la résidence avec interdiction d'en sortir de toute la journée. Meme pour manger, il faut que quelqu'un nous apporte la nourriture.
C'est dire dans quel état j'étais et j'ai donc dormi plus ou moins tout l'après midi - et j'ai écopé du surnom "sleeping beauty" de mes deux roomates parce qu'à chaque fois qu'elles sont venues dans la chambre, je dormais profondément.
Du coup aujourd'hui, je suis en pleine forme. Malade encore certes, mais en forme, du moins assez pour trainer vers les salles de cours (et puis un cappucino ça aide aussi.).
Malheureusement, maintenant, je dois aller en maths. Mais ce matin, en philo, j'ai appris que le philosophe Sénèque conseillait de "se préparer" aux choses, afin de ne pas etre surpris si cela tourne mal. En gros, il conseille d'etre pessimiste (gros résumé)
Je vais donc appliquer cela :
En maths, de toute façon, je ne vais rien comprendre mais je vais essayer quand meme, je voudrais certainement jeter tout le monde dans une poubelle, déchirer ce cahier empli de signes chinois, et puis voilà. Je vais arriver en retard et en plus il y aura la queue à Mensa après.
Euh...c'est un peu trop pessimiste, hein...je préfère penser que je ferai de mon mieux et puis on verra...en général, ça marche. Il suffit de ne pas paniquer quand je ne comprends pas du premier coup (facile à dire hein ?)
Mais après, j'ai mon "social service" que j'adore (j'expliquerai exactement ce que c'est quand je le commencerai en vrai, en octobre ; pour le moment ce sont juste des réunions pour décider) , et mon cours de français qui est franchement super intéressant...bon, pas très joyeux parce que le sujet est la littérature des camps (de concentration, extermination, etc.), mais c'est tout de meme passionant.
J'adore ce Collège et la vie ici.
Je vis dans une Kasbah.
(ou quand Marie décide de faire sa lessive, il pleut.)
